J'ai pris cette photo en me promenant du côté des prairies, pas très loin de chez moi. J'ai pensé alors, je ne sais pourquoi, à un poème de Jules Supervielle, La Piste, d'un de ses premiers recueils :« ...elle engendre des sentiers vite étouffés de chardons et de ronces / puis follement pique un cent mètres / et s'arrête un instant devant une flaque tarie / ou naguère elle buvait un peu de ciel / et du courage » Le poème évoque la pampa, dans hémisphère australe.; sur l'autre hémisphère, la flaque est loin d'être tarie... Et toujours ce constat : c'est encore l'Argentine qui me taraude... 


© Photo et texte : Alain Jean-André.                                   [précédente | liste | suivante]