Ce n'est pas moi qui ai pris cette photo. Je l'ai empruntée à cause de sa sobriété et de son dépouillement. J'ai été sensible au contraste du bleu et du noir, mais aussi à ce qu'elle représente : des fils électriques qui traversent un plateau dans l'obscurité du soir, promesse de la lumière électrique pour quelques humains qui vivent dans un hameau perdu... Sur des terres de plus en plus vides, désertées, tombées dans le grand oubli du présent, la vie de quelques hommes ou femmes ne tient plus qu'à un fil.

© Photo Edhaym, texte  Alain Jean-André.                            [précédente | liste | suivante]