Je suis retourné dans le petit val où s'activait, quand j'étais gosse, une usine d'embouteillage d'une eau minérale vendue jusque dans les colonies françaises. Au milieu des buissons et des herbes folles, les bâtiments étaient en ruines. Tout avait été pillé : le métal des machines, le mobilier, les portes, les fils électriques... Il ne restait que des salles vides avec des gravas et des graffitis, et des murs qui se couvraient de salpêtre. Des ruines devenues illisibles ...

© Photo et texte : Alain Jean-André.                                    [précédente | liste | suivante]