Papiers collés de Jacques Verdier

Jacques Verdier, Chapelle de l'Hôtel de ville, 70000 Vesoul, jusqu'au 2 septembre 2001.

par Alain Jean-André

L'art contemporain nous rend sensible régulièrement à l'éphémère, à ce qui devient poussière – et qui s'oppose aux innombrables certitudes. Une exposition à la chapelle de l'Hôtel de Ville de Vesoul réactive ce thème avec sobriété : elle présente des oeuvres en papier de Jacques Verdier.

De grandes compositions sont accrochées aux murs : des collages de feuilles de papier, de pages de livres, de manuels, d'annuaires sur lesquelles l'écriture devient signes plastiques, textures. Mais l'artiste n'a pas laissé le papier en l'état : il a coloré certaines parties au bleu indigo, tracé des courbes, des cercles, animé les surfaces.

Cela donne des compositions très décoratives qui voisinent avec des sculptures de grandes tailles, en papier elles aussi. On ne peut s'empêcher de penser au contraste entre la taille des oeuvres et la fragilité du matériau. La volonté de construire, de faire vibrer une surface l'emporte sur l'éphémère.


© Chroniques de la luxiotte.
(Mis en ligne le 9 août 2001)