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Keith Barnes : Après

Et maintenant les barrières sont tombées
nous n'avons plus à distinguer 
le vrai du faux
Ton visage n'est plus un biscuit sur le point de se casser
Tu as surmonté les larmes cessé de me frapper de tes poings
nos cris et nos soupirs se sont désintégrés
les oiseaux à la dérive glissent sur la mer
il ne nous reste plus de verres à briser
les reproches n'ont plus aucun poids
les années ne veulent plus rien dire
les efforts que nous avons faits
se résument à une perte de temps
Quel soulagement
de ne plus devoir nous supporter
avec nos discours nos idées nos manies nos habitudes
En transit
de tous nos toits loués
toujours loués
de toutes les choses
que nous étions censés posséder
C'est quitter son travail
ou son pays natal
C'est la liberté du néant
des rires joyeux dans une boite de conserves
Il y a si peu de bons moments dans la vie
essaye de ne penser qu'à ça
Non n'essaye plus plus jamais
Ca ne sert à rien Ne te force pas
Laisse aller
Fais le petit bouchon
c'est mieux qu'intense que cool que la routine
Laisse tomber c'est la meilleure solution
Le départ tellement plus vaste que l'arrivée

(traduction : Jacqueline Starer)
Extrait du recueil : Pas encore pendu (Ain't Hung Yet)

[le poème suivant]

Lire la version originale en anglais du poème sur le site Keith Barnes

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