Marine Merlo : l'air de rien



La tête ailleurs,
On ne sait où.
À ces visages du passé, clairs comme sur une toile.

Il y a de ceux qu'on maudit comme la peste,
Et ceux dont l'Adieu marque encore.
Il y a ces visages du quotidien qui nous collent à la peau.
Dessinés au trait, peints au couteau.

L'éternelle rêveuse se nourrit de songes fragiles.
La tête dans les nuages, dans le vent.
L'air de rien, ivre de tout.

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