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André Jean Nestor : poemas (1)

      Ô passante que rien n'égare, épiant le bond qui t'annonce, qui te détisse et t'accompagne, jamais obstacle, toujours ferment....

      Ta parole ne porte pas secours, on n'y vient que pour convoquer l'autre dans l'antre du Même, en son réveil, en son recours, soie oublieuse enfin abritée dans la blessure de son guet ...

      Nous n'avions, c'est vrai, jamais parlé de cela, leurs scories aujourd'hui nous exhaussent aussi crûment qu'alors les vérités, temps secret, plus limpide et menaçant à la fois, lent à mesurer, se passant de formes et de formules...

      Savoir consume, ignorer épuise, puisque le Même ne sait agir que sur lui-même.

      Plus que la vanité des choses, c'est leur irréalité que tu écoutes. Que t'importe alors ce qu'ils appellent échec, lequel désormais n'est plus un tien stigmate, mais le propre et ultime destin de tout homme...

      Ô le jardin où, bien après qu'ils ont disparu, encore retentissent les libres cris des enfants, la lente écume léchant l'éphèbe de bronze rendu près d'un cap au nom proscrit, qui n'annonce rien, ne signifie rien, ne prétend pas exalter une victoire ou pleurer une mort, mais seulement d'être à jamais lui-même, surpris dans sa close sveltesse...

      Ce fut plutôt comme se tourner le dos, prétexter soudain qu'il était tard, qu'il fallait partir, chacun s'en allant de son côté avec le désir d'oublier jusqu'à ce que tout soit consommé tout en sachant qu'il n'en serait jamais ainsi...

[suite]

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