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Annelyse Simao

voix amies, antérieures à ma propre vie,
vous me venez en aide semer dans l'intime
des ressentis multiples, je m'y reconnais
sans confusion possible, bien distincte.

je vous accueille en moi, pour vous nommer amis
dans la profondeur des dissemblances musclées :
la plaie béante qui ne se ferme jamais
en vous, m'effraie, l'avenir ici tient à ce choix
de la vie, pour demain, au-delà des douleurs.

je veux vivre, femme très mûre, et sereinement
caresser les cris de mes petit
s enfants, rire
à sentir ma vie s'épuiser doucement avant eux.
un matin m'exhaler paisiblement sous un souffle.

18 septembre 2000


Pas tes mains mais ma bouche, © La Dragonne, 2001.

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